<data xmlns:xsi="http://www.w3.org/2001/XMLSchema-instance">
<row _id="1"><ID>1</ID><UNITE>Les Vosges Comtoises</UNITE><SYNTHESE>La partie comtoise des Vosges comporte tous les traits distinctifs d’une montagne ancienne rajeunie. A l’est, les vallées du Rahin et de l’Ognon ont été façonnées par des glaciers quaternaires dont le profil a conservé la trace. Entre les vallées, de grands versants forestiers, raides mais réguliers, se recoupent par des crêtes adoucies rehaussées par les fameux « ballons ». Vers l’ouest, la région des mille étangs, doucement inclinée vers le Sud, laisse place à un paysage de forêts, d’étangs et de tourbières.</SYNTHESE></row>
<row _id="2"><ID>2</ID><UNITE>La Dépression Sous-Vosgienne</UNITE><SYNTHESE>La dépression sous-vosgienne est caractéristique des bordures de massifs anciens, là où les roches du socle laissent place aux couches sédimentaires périphériques plus récentes. Elle est fragmentée en plusieurs bassins : Saint-Loup, Luxeuil, Champagney, mal reliés entre eux. Les rivières qui descendent des Vosges ont réaménagé la topographie des bassins en y laissant des dépôts d’origine et de calibre variés.</SYNTHESE></row>
<row _id="3"><ID>3</ID><UNITE>Le Dôme Sous-Vosgien du Chérimont</UNITE><SYNTHESE>Cette unité doit son nom aux roches primaires qui ont été déformées en dôme en définissant un petit massif bien distinct du reste de la bordure. A une échelle plus réduite, on retrouve ici bon nombre des caractéristiques du paysage montagnard vosgien : Un système de crêtes et de versants couverts de forêts, séparés par un réseau très ramifié de vallées.</SYNTHESE></row>
<row _id="4"><ID>4</ID><UNITE>La Vôge</UNITE><SYNTHESE>La Vôge s’intègre à la face ouest du massif vosgien, moins abrupte que la retombée orientale au-dessus de l’Alsace. Les fractures anciennes et profondes de la roche retentissent directement sur la topographie, et le tracé parallèle des rivières reprend les directions liées à l’orogenèse primaire. Les vallées, en s’encaissant, séparent des blocs massifs couverts de forêts comme celle de Darney ou de Selles-Passavant.</SYNTHESE></row>
<row _id="5"><ID>5</ID><UNITE>Le Pays d'Amance</UNITE><SYNTHESE>Formé du haut bassin-versant de la Saône, cette région s’étend de l’Armance à la dépression de Luxeuil-Saint-Loup. Un réseau de petites rivières, dont le plancher alluvial s’élargit, converge vers la Saône. Les prairies l’emportent sur la forêt dans leur emprise au sol. L’orientation ancienne de l’agriculture vers l’élevage renforce la singularité de cette zone, dont les paysages tranquilles sont faits d’un équilibre entre eau, prairie, forêt et topographie douce.</SYNTHESE></row>
<row _id="6"><ID>6</ID><UNITE>Le Plateau Calcaire de l'Ouest</UNITE><SYNTHESE>Amorçant le Plateau de Langres, le plateau calcaire de l’ouest forme un ensemble assez homogène à l’exception de quelques blocs rocheux, tel Morey qui s’élève en belvédère. Plusieurs rivières s »écoulant vers la Saône déterminent des vallées bien marquées par des versants nets et un fond plat laissant parfois la vigne s’implanter sur les rebords.</SYNTHESE></row>
<row _id="7"><ID>7</ID><UNITE>La Basse Vallée de la Saône</UNITE><SYNTHESE>La Saône est navigable depuis Corre, dans sa haute vallée. Puis elle s’inscrit, en aval de Port-sur-Saône, dans une vallée épanouie par de nombreux méandres. De part et d’autre de son tracé sinueux, des villages se sont installés soit au sommet des rives concaves, soit en retrait dans le lobe des méandres. La plaine alluviale, en général propice aux cultures, laisse filer le regard dans l’axe de la vallée sur un paysage ouvert, obturé ça et là par quelques bosquets.</SYNTHESE></row>
<row _id="8"><ID>8</ID><UNITE>La Plaine de Gray</UNITE><SYNTHESE>Gray donne son nom à une unité encadrée au sud par la retombée des plateaux et au nord par le Val de Saône. La topographie est ici très adoucie, elle se résout en un moutonnement de collines surbaissées, séparées par un chevelu de petits vallons drainés. La forêt s’organise en massifs compacts et les espaces cultivés occupent une place relativement réduite.</SYNTHESE></row>
<row _id="9"><ID>9</ID><UNITE>Les Plateaux calcaires centraux</UNITE><SYNTHESE>Les plateaux calcaires centraux forment un grand ensemble qui barre le département de la Haute-Saône. La topographie tabulaire de cette unité est altérée par de nombreux replis et vallons qui s’appuient sur des failles disloquant le bâti rocheux pour faire apparaître les marnes sous-jacentes. Le contact atténué avec la vallée de l’Ognon au sud-est s’oppose à la bordure nord bien marquée par un dénivelé qui atteint cent mètres par endroit, comme par exemple sur le site de la ville de Vesoul.</SYNTHESE></row>
<row _id="10"><ID>10</ID><UNITE>Avant-Plateau d'Héricourt et Zone Urbaine de Belfort</UNITE><SYNTHESE>Cette zone se raccorde à la frange des avants-monts et avant-plateaux qui marque la retombée nord du croissant jurassien. Sur ce secteur d’Héricourt, la topographie. sans rigueur, est largement défoncée par un entrelacs de dépressions plus ou moins bien reliées encre elles. Là se concentrent les villages et les cultures.
La ville de Belfort s’articule initialement selon une direction nord-sud en suivant l’axe naturel de la rivière qui la traverse, la Savoureuse, en partie repris par les voies de communication. Elle a associé dans son développement les communes périphériques rurbaines, laissant toutefois un important chapelet de cultures et de forêts qui s’organisent en couronnes, dédoublées autour de l’agglomération.</SYNTHESE></row>
<row _id="11"><ID>11</ID><UNITE>Le Sundgau</UNITE><SYNTHESE>L’identité du paysage du Sundgau est faite de l’association de bois et d’étangs reposant sur des alluvions anciennes d’origine rhénane. En effet, à l’ère tertiaire, les eaux du Rhin coulaient vers l’ouest où elles retrouvaient le cours du Doubs par la vallée surdimensionnée de l’Allan. L’actuelle direction nord ne fut prise par le Rhin que tardivement à l’échelle géologique, en raison de l’effondrement accentué du fossé alsacien.</SYNTHESE></row>
<row _id="12"><ID>12</ID><UNITE>La Vallée de l'Ognon</UNITE><SYNTHESE>Cette unité est strictement calée dans la cuvette topographique de la vallée. Les cultures occupent une large part de l’ensemble. Cette forte empreinte rurale n’en est pas moins altérée par le phénomène de rurbanisation liée à la présence proche de Besançon.</SYNTHESE></row>
<row _id="13"><ID>13</ID><UNITE>Avants-Monts et Avants-Plateaux</UNITE><SYNTHESE>Le trait dominant de cet ensemble est un réseau assez confus de collines, les avants-monts. L’occupation du sol est imparfaitement guidée par celles-ci : les bois tendent à occuper les parties hautes, tandis que la polyculture se situe pour l’essentiel dans les zones basses, au niveau des villages. La pointe nord-est est gagnée par la rurbanisation sous l’influence de Montbéliard et des villes riveraines du Doubs, telles que Clerval et l’Isle-sur-le-Doubs.
L’ouest est dominé par l’meprise urbaine de Besançon qui, au-delà du centre historique et de ses auréoles successives de développement, se traduit par le resserrement de la trame des bourgs et villages alentour.</SYNTHESE></row>
<row _id="14"><ID>14</ID><UNITE>Le Bas-Pays</UNITE><SYNTHESE>Le Bas-Pays, consacré par l’usage local, désigne le Pays de Montbéliard. Il faut y voir le signe de la forte identité économique, historique et culturelle du pays. Venant du sud, au débouché de la cluse du Lomont, le Doubs occupe une vallée qui s’élargit aux dépens des plateaux encadrants, jusqu’à sa confluence avec l’Allan. L’ensemble urbain occupe pratiquement toute cette partie basse et a même escaladé les plateaux voisins avec la construction de grandes cités d’habitation. Les résidences se sont multipliées sur ces hauteurs pour donner lieu à une rurbanisation importante et diffuse.</SYNTHESE></row>
<row _id="15"><ID>15</ID><UNITE>La Plaine Doloise</UNITE><SYNTHESE>La plaine Doloise, traversée par le Doubs, est limitée au nord par l’Ognon et au sud par la vallée de la Loue. Elle prolonge vers l’ouest la frange des avants-monts que rappellent quelques alignements de collines.
En dépit de son relief atténué, le paysage est marqué par la forêt de Chaux, qui fait contraste avec la ville de Dole toute proche.</SYNTHESE></row>
<row _id="16"><ID>16</ID><UNITE>Le Finage et le Val d'Amour</UNITE><SYNTHESE>En dépit d’une faible incision dans la topographie environnante, cet ensemble est doté d’une identité paysagère bien distincte. Le parcellaire agricole occupe l’essentiel du plancher alluvial, qui forme le substrat du secteur. Au milieu de ce paysage découvert, le semis des villages est bien visible, tandis que s’offre au regard le tracé sinueux de la Loue dont les arbres soulignent les berges.</SYNTHESE></row>
<row _id="17"><ID>17</ID><UNITE>La Bresse Comtoise</UNITE><SYNTHESE>La Bresse comtoise reprend les principales caractéristiques de la Bresse bourguignonne : un relief peu vallonné, composé d’une multitude d’étangs associés à la forêt. Seule la vallée de la Seille, dont le paysage ouvert est intensivement cultivé, constitue une coupure très nette.</SYNTHESE></row>
<row _id="18"><ID>18</ID><UNITE>La Bordure Jurassienne</UNITE><SYNTHESE>Cette unité marque, sur toute sa longueur, la retombée de l’arc jurassien. Au sud, le raccord avec la plaine s’opère par le Revermont et le Vignoble. Dans son tracé, la ligne de contact est profondément incisée par les reculées. A leur débouchés, se localisent plusieurs villes comme Lons-le-Saunier, Poligny et Arbois.
En remontant vers le nord, la bordure se complique par des alignements de chaînons, les faisceaux, dans lesquels le Doubs et la Loue coulent sur une partie de leur cours. On trouve là les sites urbains encaissés de Besançon et de Baume-les-Dames. Tout à fait au nord-est, il ne subsiste qu’une unique échine montagneuse, le Lomont.</SYNTHESE></row>
<row _id="19"><ID>19</ID><UNITE>Le Premier Plateau</UNITE><SYNTHESE>La topographie sans grande vigueur de ce plateau est animée de rides secondaires qui fragmentent l’ensemble en unités dénivelées. La dalle calcaire détermine une surface homogène, illustrant la diversité des formes de dissolution karstique superficielles : dolines, vallons aveugles, lapiaz, gouffres…
Les grandes vallées au nord comme celles du Doubs et de la Loue, les reculées au sud comme celles de Baume-les-Messieurs et des Planches créent de profondes incisions dont les résurgences sont les exutoires des réseaux souterrains du plateau.</SYNTHESE></row>
<row _id="20"><ID>20</ID><UNITE>Les Gorges du Doubs</UNITE><SYNTHESE>Depuis le Saut du Doubs jusqu’à la cluse du Lomont, la rivière occupe une vallée profonde dont les versants escarpés se redressent en surplomb par endroit et déterminent de véritables défilés en même temps que la pente de la rivière s’accélère ; ailleurs, la vallée s’épanouit dans des bassins en eau plus calme. Vers l’aval, elle s’élargit et s’humanise à mesure que l’on s’approche du pays de Montbéliard.</SYNTHESE></row>
<row _id="21"><ID>21</ID><UNITE>La Vallée du Dessoubre</UNITE><SYNTHESE>La vallée du Dessoubre sépare au nord le premier du second plateau. Elle se caractérise par des versants à la structure régulière due à la disposition tabulaire du bâti rocheux. Les parties hautes sont composées de corniches taillées dans des calcaires, tandis que les parties basses sont ennoyées de cailloux et d’argiles.</SYNTHESE></row>
<row _id="22"><ID>22</ID><UNITE>L'Ensemble Loue-Lison</UNITE><SYNTHESE>La collection de « hauts lieux » est imposante : les sources de la Loue et du Lison, Ornans, le porche de la Sarrazine, le pont du Diable…
L’ensemble Loue-Lison abonde en falaises et corniches calcaires, en grands pans d’éboulis plus ou moins fixés par la végétation, en cours d’eau pittoresques. Les grands versants exposés au sud ont permis le développement de formations végétales aux caractéristiques méridionales et favorisé la présence de vergers, notamment de cerisiers, et du vignoble.</SYNTHESE></row>
<row _id="23"><ID>23</ID><UNITE>La Petite Montagne</UNITE><SYNTHESE>Les couches calcaires et marneuses qui composent cette unité ont été affectées par le jeu de plis et de failles nord-sud. Cela se traduit par un paysage compartimenté fait de combes effilées, séparées par des rides étroites et boisées. On observe que les parties basses, traditionnellement dévolues à la prairie et à la polyculture, tendent à être gagnées par la friche ou le reboisement.</SYNTHESE></row>
<row _id="24"><ID>24</ID><UNITE>Le Second Plateau</UNITE><SYNTHESE>Le plateau s’étire sur toute la longueur du Jura comtois. Sa topographie, imparfaitement plane, est accidentée de rides alignées qui, comme la Montagne de Gilley ou les chaînons du faisceau de Syam, préfigurent les plissements de la Haute-Chaîne. Bien épanoui au nord, entre Doubs et Dessoubre, le plateau se fragmente et se resserre vers le sud par la combe et la vallée d’Ain.
Le plateau de Nozeroy, qu présente un horizon largement dégagé en raison de sa topographie massive et d’une déforestation importante, tranche avec la zone des lacs, située plus au sud, où l’action passée des glaciers a façonné le modelé et laissé sur place des témoignages sous forme de dépôts glaciaires et de plan d’eau résiduels.</SYNTHESE></row>
<row _id="25"><ID>25</ID><UNITE>Jura Plissé des Grands Vaux</UNITE><SYNTHESE>Sur ce premier palier de la haute chaîne, le jeu parallèle des plis détermine des vaux relativement larges dont les sites de Saint-Laurent, Mouthe, Saint-Point, fournissent les plus beaux exemples. Ces bas-fonds portent encore la trace de leur passé glaciaire sous forme de lacs et de tourbières qui constituent, encore aujourd’hui, des pôles de froids extrêmes lors des hivers rigoureux. La hêtraie-sapinière se développe largement sur les monts encadrants. La chape calcaire, qui arme la topographie de ceux-ci, est éventrée par des combes dévolues au pâturage.</SYNTHESE></row>
<row _id="26"><ID>26</ID><UNITE>Jura Plissé des Grands Monts</UNITE><SYNTHESE>Les données du relief qui fixent le paysage dans ses grands traits sont toujours liées au phénomène de plissement, mais ici, les monts anticlinaux sont plus larges que les vals synclinaux (style tectonique comtois) ; ils comportent un sommet plan où se développe un paysage typique de pré-bois consacré à l’alpage. Les rivières, et la Bienne en particulier, ont profondément entaillé l’ensemble du dispositif par les cluses perpendiculaires ou par des surcreusements parallèles à la direction des plis. Les paysages portent également la marque d’une activité industrielle diffuse qui s’organise, à partir des centres de saint-Claude et de Morez, dans le Jura. Le tourisme avec la pratique de la randonnée et du ski s’intégre à la vie rurale ; il constitue même l’activité dominante aux Rousses et à Métabief où l’on retrouve toutes les caractéristiques paysagères de stations de sports d’hiver.</SYNTHESE></row>
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